L’Institut Congolais pour l’Économie du Climat (ICEC) travaille sur les enjeux du climat et du développement dans le Bassin du Congo. Nous menons des recherches, réalisons des études, proposons des formations et intervenons dans le cadre de projets concrets.
Le bassin du Congo abrite la deuxième plus grande forêt tropicale du monde, et reste un puits net de carbone.
Pourtant, ses pays ne captent qu’une faible part de la finance climatique. Leurs voix scientifiques restent largement absentes des débats qui fixent les règles, les prix et les instruments de l’économie du climat.
Il n’y aura pas de réponse crédible à la crise climatique sans une voix scientifique, économique et politique forte issue du bassin du Congo lui-même.
La conviction fondatrice de l’ICEC
1,5 Gt de CO₂
absorbées chaque année par les forêts du bassin. Déduction faite de la déforestation, le solde net tombe à 160 Mt de CO₂e par an.
Protéger le puits de carbone passe d’abord par la réduction de la déforestation.
60 millions
de personnes dépendent directement des forêts du bassin pour leurs moyens de subsistance.
Toute politique climatique doit être conçue avec les communautés forestières.
11 %
de la finance forestière tropicale internationale, contre 55 % pour l’Asie du Sud-Est et 34 % pour l’Amazonie.
Le bassin doit peser davantage dans l’accès aux financements climatiques.
1 sur 5
personnes a accès à l’électricité en RDC. Environ 80 % de la population en reste privée.
La transition énergétique est aussi un enjeu de développement.
Sources : Programme des Nations unies pour l’environnement, World Resources Institute, CIFOR, Banque mondiale.
Former les talents, produire les savoirs, éclairer les décisions. Chaque mission sert à construire une voix scientifique issue du bassin du Congo.
Des séminaires courts et intensifs sur les outils du métier, pour des cadres en activité.
Une recherche rigoureuse sur l’économie du climat appliquée au bassin, structurée en trois programmes prioritaires.
Un appui aux Autorités nationales désignées du Fonds vert pour le climat, aux ministères, aux négociateurs et à la société civile.
Une plateforme de dialogue entre scientifiques, décideurs, communautés locales, peuples autochtones et acteurs économiques.
Notes de politique, évaluations indépendantes, modélisations et working papers.
Produire des connaissances originales et utiles à la décision publique, depuis l’Afrique centrale.
Programme 01
Mesurer la valeur des services rendus par les forêts et les tourbières du bassin : carbone, régulation du fleuve, biodiversité. Construire des comptes de capital naturel nationaux.
Programme 02
Analyser les flux de finance climatique vers le bassin, leurs conditions d’accès et leur efficacité réelle. Étudier les nouveaux instruments, dont les échanges dette-nature.
Programme 03
Modéliser des trajectoires de développement compatibles avec les objectifs climatiques et les besoins nationaux, avec leurs effets sur l’emploi, la santé et le genre.
L’ICEC forme des cadres africains capables de concevoir, négocier, mettre en œuvre et évaluer les politiques et projets d’économie du climat.
Six séminaires couvrent les outils du métier : comptabilité carbone, systèmes MRV (mesure, notification et vérification des émissions), évaluation des services écosystémiques, analyse coût-bénéfice, modélisation économique et finance climatique.
Les ouvrages des auteurs de l’institut sur l’économie du climat et les filières du bassin du Congo, publiés chez CesbcPresses.
L’indépendance scientifique de l’ICEC repose sur des financements diversifiés, la transparence des partenariats et la liberté académique.
Orientation stratégique et responsabilité institutionnelle. Réunit les États du bassin, les partenaires fondateurs et des personnalités qualifiées.
À majorité africaine, il valide les orientations de recherche et évalue chaque année la production scientifique.
Veille au consentement libre, préalable et éclairé, prévient les conflits d’intérêts et examine les plaintes.
Met en œuvre les orientations, sous l’autorité du Conseil d’administration.
L’indépendance financière de l’ICEC est la condition de sa crédibilité scientifique et de sa liberté de parole. Les dons contribuent à la recherche, à la formation et aux publications en libre accès.
Universités, institutions publiques, fondations : l’ICEC noue des partenariats exigeants, fondés sur une réciprocité réelle.